Pour un 1er Mai de lutte !

🚩🏴 Pour un 1er Mai de lutte ! Retrouve l’UCL dès 10h Ă notre table place Saint-Pierre et dans le cortège antifasciste aux cĂ´tĂ©s de @caen.antifa Ă 10h30 !
1er Mai : ni jour férié, ni jour travaillé, jour de lutte dans le monde entier !
Dans une nouvelle provocation antisociale, le gouvernement, soutenu par la droite et l’extrême droite, a tenté de réduire l’interdit complet de travail le 1er Mai. Sous les pressions unitaires de toutes les organisations syndicales et des partis de gauche, il a repoussé cette proposition à 2027.
Si ce recul est bien une victoire défensive, elle témoigne d’un échec bien plus profond. Pour nos collègues, le 1er Mai est devenu, depuis des années, un jour férié « comme un autre ». Les origines révolutionnaires pour la journée de huit heures, la dimension de solidarité internationale, les martyrs ouvrier·ère·s et syndicalistes à travers le monde se sont évanouis des consciences. Il est temps de renouer avec cette histoire de luttes.
La solidarité internationale est au cœur de l’histoire de cette journée. La course à la guerre à travers le monde nous rappelle que, face aux appétits des bourgeoisies nationales et des capitalistes, la seule arme est celle de l’unité des travailleuses et travailleurs. L’action organisée de notre classe peut ainsi ralentir ou nuire à l’effort de guerre, comme l’ont montré le blocage des armes à destination d’Israël par les dockers de plusieurs ports européens. Nos organisations doivent résister au chantage à l’emploi que mettent en avant les patrons : produire un missile n’est pas une manière anodine de sauver une usine ! Il nous faut donc reconstruire une solidarité internationale de notre classe pour éviter la guerre.
Cette lutte contre la militarisation est indissociable de celle contre le nationalisme, l’extrême droite et la montée du fascisme. En France, le RN continue à renforcer son poids politique, directement par les élections, mais aussi en infusant dans le reste du champ politique son agenda raciste et xénophobe. La préférence nationale reste son seul programme économique, la collaboration de classe sa seule perspective sociale. Face à cette division de notre classe entre les Français et celles et ceux qui ne le seraient pas assez, il nous faut impérativement reconstruire notre unité, en partant de nos collectifs de travail. La lutte antiraciste et antifasciste doit se construire au quotidien, en repartant de la base et en défendant l’auto-organisation de toutes et tous les travailleuses et travailleurs.
Car l’autogestion est la seule solution face à la casse de notre vie quotidienne. Augmentation des prix de l’essence et des produits de base pour engraisser les pétroliers, licenciements massifs dans tous les secteurs, destruction des derniers services publics vendus à la découpe au privé, intensification de l’exploitation au prétexte de la technologie et des IA génératives… Les attaques ne sont pas nouvelles, mais leur rythme s’accélère à un rythme terrifiant, n’épargnant aucun secteur.
Alors, reprenons notre 1er Mai, pour qu’il redevienne une journée de lutte, pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs du monde entier ! Organisons-nous et luttons contre la guerre, le fascisme et l’impérialisme et pour le communisme libertaire !
