Notre autodéfense est vitale, liberté pour les antifascistes!

Ces derniers mois, l’antifascisme a fait face à de multiples attaque de la part de la droite et de l’extrême droite. Mais la récente annulation du C9M nous rappelle que cette lutte est plus que jamais d’actualité, et que si elle parvient à être massive et populaire, elle peut être victorieuse.
L’affaire Deranque a marqué une nouvelle étape dans la normalisation du fascisme le plus assumé. En parallèle, la pression se renforce contre les forces antifascistes. Ainsi, le 30 Avril dernier, le conseil d’État a confirmé la dissolution de la Jeune Garde, incriminant la préparation de ses membres à « des affrontements violents ».
Ce week end, alors que le C9M, regroupement de tout ce qu’on trouve de plus radical à l’extrême droite, s’apprêtait à mobiliser plusieurs milliers de fascistes de toute l’Europe dans les rues de Paris, la préfecture a fait le choix d’interdire à la fois leur rassemblement mais aussi toutes manifestations antifascistes. Il s’agit d’une coupable mise à égalité entre admirateurs d’Hitler, Mussolini et Franco et forces antifascistes.
Les fascistes n’ont tout de même pas pu marcher dans Paris et le Village antifasciste unitaire a pu se tenir. Il s’agit d’une victoire de notre camp et de notre stratégie : celle d’un antifascisme large, unitaire, populaire, déterminé à tenir unies les composantes de notre camp social, construit dans le temps long au-delà des postures, des sectarismes et des avants-gardismes.
Nous ne céderons pas un pouce de terrain
Mais derrière ce succès, il ne faut pas oublier que les groupes fascistes ont eu eux aussi des événements qui se sont tenus ce week-end. Samedi matin un forum de l’Europe (centré sur… Israël !), samedi soir un rassemblement dans un parc avec des torches, dont ils ont diffusé les photos. Ils étaient en nombre dans le Grand Paris : ils ont trouvé face à eux la vigilance et la mobilisation massive des collectifs de luttes, syndicats de travailleurs·euses, organisations politiques, et de toutes celles et ceux qui prennent leur responsabilité face aux potentielles violences de l’extrême droite, dont les militant·es et militants de l’UCL qui ont été dans la rue, à Paris et ailleurs, durant ce week end.
Que les fascistes se le disent : quand ils essaient d’apparaître, quand ils veulent s’organiser pour mettre en pratique leurs idées, ils trouveront des antifascistes prêt·es à les contrer. Loin de nous décourager, le fait que les capitalistes et les bourgeois soit de plus en plus séduits par la possibilité d’une victoire électorale de l’extrême droite renforce notre conviction que notre camp social ne doit compter que sur ses forces pour résister et contre-attaquer. Construire un mouvement massif, ancré, et populaire d’autodéfense antifasciste est un impératif politique vital auquel l’UCL appelle et s’emploie partout où elle se trouve.
Solidarité avec tous les antifascistes
C’est pour s’être défendu face à une attaque fasciste durant laquelle est décédé Quentin Deranque que plusieurs antifascistes sont emprisonnés pour leur rôle présumé dans la mort du militant fasciste. Ils payent ainsi leurs engagements sans concession à résister à la violence de l’extrême droite à Lyon. Il en va de même pour celles et ceux qui ont subit la répression policière ce week-end à Paris.
Pour nous, la solidarité n’est pas qu’un mot et l’antifascisme n’est pas un crime : nous ferons en sorte de porter assistance à tout·es les antifascistes victimes de la répression. L’UCL exige la libération des antifascistes enfermés pour l’affaire de Lyon et la libération de tout·es les antifascistes emprisonné·es !
Union communiste libertaire, le 15 mai 2026.
